En décembre dernier, une journée d’échanges au Museum of Vancouver a réuni des leaders en RSE du secteur privé, des OBNL partenaires et des visionnaires du secteur caritatif autour de l’engagement et de la mesure d’impact. Les discussions portaient sur le désir partagé d’améliorer l’exécution des évaluations d’impact, la communication de leurs résultats et la collaboration entre partenaires.
Le soutien de YourCause de Blackbaud, commanditaire de la communauté, et de True Impact, commanditaire de l’atelier, nous a permis d’offrir cet événement. Ces partenaires ont enrichi à la fois le programme de la journée et le dialogue intersectoriel.
Jeter les bases
La journée s’est ouverte sur une prière et une chanson traditionnelles offertes par l’Aîné Seislom de la Première Nation Lil’wat. Ce moment de réflexion a permis d’ancrer le but du rassemblement et de donner un ton solennel à l’ensemble de la journée. Après cette introduction, la conférencière principale Narinder Dhami de New Power Labs n’est pas passée par quatre chemins pour soulever une question centrale : comment pouvons-nous savoir réellement si nous faisons des progrès concernant les difficultés des communautés sous-représentées?
Dans sa présentation, Narinder a déconstruit les obstacles à la collecte de données désagrégées et a proposé des exemples montrant comment nous pouvons les surmonter. Selon elle, la combinaison de la transparence des données avec des expériences vécues nous permet de bonifier nos trames narratives, nos stratégies et, en fin de compte, notre influence sur la distribution de fonds au Canada.
Cinq regards sur l’avenir
La journée s’est ouverte sur une conversation animée par Michael McKnight, de United Way BC. D’entrée de jeu, il a mis des mots sur un constat largement partagé : les équipes responsables de l’impact social disposent de ressources limitées, alors même que la pression pour produire des évaluations pertinentes augmente.
Cinq spécialistes ont abordé cet enjeu de différents angles :
- Bryn Sadownik de la VanCity Community Foundation a parlé de diverses façons de faire qui rendent les évaluations réellement utiles pour les OBNL et pas seulement pour les bailleurs de fonds.
- Lisa Paull a insisté sur l’importance des approches autochtones et centrées sur les besoins des communautés, avant d’expliquer comment elles sont mises en pratique dans le cadre du New Relationship Trust.
- Jodene Baker d’Imagine Canada a poussé la réflexion en opposant ce que nous mesurons et ce que nous ignorons si nous limitons l’impact aux résultats immédiats aux dépens des effets à long terme.
- Joyce Lin a abordé la collecte de données pansectorielles en parlant de l’étude révélatrice Stretched Thin réalisée par Vantage Point.
- Andrew J. Troup de YourCause de Blackbaud a clos la série de conversations en explorant comment l’évaluation s’inscrit dans le cadre PEACE en faisant le pont entre la technologie, l’inclusion et les objectifs.
Des conversations brèves, mais percutantes, suivies d’échanges pendant l’heure du lunch.
Mettre la main à la pâte
Après la pause de midi, nous avons mis la main à la pâte. Durant l’atelier (en anglais) présenté par True Impact, les participant.e.s se sont regroupés autour de différentes tables où les attendaient des défis concrets : le fardeau de la déclaration d’information; des attentes mal arrimées entre bailleurs de fonds et OBNL; et des cadres d’évaluation trop centrés sur les résultats immédiats aux dépens des effets à long terme. Cet exercice a permis d’introduire des outils accessibles et centrés sur les partenariats, dont les modèles logiques, les feuilles de route d’évaluation et des cadres conçus pour clarifier sans complexifier. Enfin, les « règles d’or de la déclaration d’information » proposées durant l’atelier, misant sur des déclarations simples, opportunes, uniformes et utiles, ont été particulièrement bien reçues. Elles offrent tant aux bailleurs de fonds qu’aux OBNL un ensemble de principes communs qui favorisent des pratiques de déclaration transparentes, respectueuses et harmonisées.
Ce que nous retenons
Encore une fois, les conversations ont continué au-delà de l’atelier pendant la période de réseautage qui a clos la journée. Une certitude demeure : nous sommes prêt.e.s à délaisser l’idée de l’évaluation d’impact comme une liste de cases à cocher. Désormais, elle sera considérée comme une pratique collaborative fondée sur la confiance, la clarté et une réelle responsabilité envers les communautés.
Cet événement nous a montré ce qui est possible lorsque les secteurs font cause commune. Il nous a rappelé que l’infrastructure d’impact au Canada est en voie de se construire et que tout le monde peut y mettre du sien.
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